Alerte du Conseil International sur les Transports Propres (ICCT)

Le Gouvernement des États-Unis a mandaté l’ICCT afin d’évaluer l’impact des émissions polluantes dans l’Arctique, du fait de l’augmentation du trafic maritime au cours de la prochaine décennie.

Alyson Azzara estime que pendant cette période, les navires-citernes, vraquiers et cargos augmenteront en nombre de 117 à 469 par an, et à près de 900 si les routes arctiques se libéraient de leurs glaces.

Dans ce schéma, d’ici 2025, le dioxyde de soufre augmenterait de 520 %, soit 830 T/an. Le dioxyde de carbone ferait un saut de 39O % soit 54.000 T. Les accélérateurs de la fonte des glaces, que sont les particules fines feraient un bond de 580 % et le noir de carbone rejeté dans l’atmosphère pourrait quintupler.

L’auteur du rapport précise que ces émissions polluantes pourraient être fortement réduites si le Canada et les États-Unis s’entendaient sur une réglementation claire concernant l’utilisation de carburant pauvre en soufre en Alaska et au Nord du Labrador.

Cette réglementation, dite convention MARPOL, impose rappelons-le, depuis le 1er janvier 2015, l’utilisation au Sud de cette zone arctique, de carburant pauvre en soufre, comme par exemple la propulsion GAZ (GNL).

Source : Radio-Canada/Montréal ; mercredi 18 février 2015.

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