CHAUD et FROID dans l’ARCTIQUE

Une image du pianiste Ludovico Einaudi interprétant son Elégie pour l’Arctique face au glacier de Wahlenbergbreen en Norvège illustre de façon très médiatique le regard économico-écologique porté périodiquement sur l’Arctique.
La Compagnie SHELL a renoncé début juin à ses permis d’exploration dans l’Arctique canadien, cédant ses droits sur près de 9.000 km² à Conservation de la nature-Canada. Cette décision fait suite à son renoncement en 2015, aux projets de forage dans les eaux arctiques d’Alaska et Norvège. Cette annonce a été complétée par le renoncement de la compagnie REPSOL à ses 93 concessions au large de l’Alaska.
L’explication donnée serait provoquée par la baisse des prix du pétrole, les risques de forages et de marée noire, les résultats de prospections infructueuses ainsi que l’hostilité des habitants.
Une autre décision vertueuse a été prise par les flottes de pêche russe et norvégienne qui ont décidé de mettre un frein au développement de la pêche au cabillaud dans les eaux anciennement recouvertes par la banquise en mer de Barents. Des géants de la restauration ont déclaré s’associer à cette initiative.
Au revers de ces déclarations, on constate que TOTAL, premier client de GAZPROM continue à fournir du pétrole « sale » provenant de la plateforme controversée Prirazlomnaya.
Par ailleurs la Norvège a accordé des licences à 13 compagnies pétrolières dans l’Arctique, portant sur des zones encore inexplorées.
La Commission chargée de la préservation du milieu marin en Atlantique du nord-est, réunie ce mois-ci à Tenerife a été mise en échec en vue de la création d’une zone marine protégée dans l’Arctique, faute aux oppositions conjuguées de la Norvège, du Danemark et de l’Islande.

 

GREENPEACE 28 juin 2016
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