« Concordia » Le Commandant Schettino parle

Dans une interview au journal Le Figaro du 11 janvier 2014, le Commandant du Costa Concordia lors du dramatique naufrage du 13 janvier 2012 sur l’île du Giglio se confie en expliquant sa posture de défense dans le procès qui va reprendre dans quelques jours à Grosseto en Toscane.

Principal accusé de la catastrophe, Francesco Schettino tente de livrer sa vérité, notamment sur les instants précédents l’impact, l’accident et surtout la gestion de l’urgence pour sauver le maximum de passagers.
Il veut rétablir une certaine vérité considérant que la presse a mal informé le public. La première partie du procès a permis la déposition de témoignages en faveur de Schettino, notamment celui de son adjoint direct à bord, frère du président de Costa Croisière. Il confirme ce que tout le monde savait dans le milieu de la croisière la pratique courante de « l’Inchino », salut à la côte, validée par la compagnie.

Il regrette l’attitude des officiers et personnels de la passerelle qui n’ont pas osé le prévenir, par crainte ou respect excessif, avant l’impact. ( L’analyse de l’enregistreur de passerelle par la commission d’enquête mets l’accent sur une absence totale des principes de base du BRM, Bridge ressource management, à la passerelle du Concordia NDLR)

Par respects des victimes, Francesco Schettino s’impose d’assister à toutes les audiences du procès. Il se dit confiant envers la justice italienne, convaincu que la vérité émergera, notamment en élargissant les investigations vers par exemple les portes étanches qui ne fonctionnaient pas, etc. Il ne veut pas être l’unique responsable et cherche donc a impliquer son ex-armateur.

Il considère qu’il a fait un choix stratégique en ramenant le Concordia sur les rochers au plus près du port. En effet si le paquebot avait coulé à quelques encablures plus au large, le bilan humain aurait été largement multiplié par 10.

L’épave du Costa Concordia est prévue de quitter l’île de Giglio en juin 2014. Une douzaine de sites de démantèlement sont sur les rangs pour accueillir l’épave, dont le port de Marseille.
Concordia redres 2L’épave est actuellement sécurisée sur place. La gîte s’est légèrement accentuée sur bâbord depuis le redressement du 16 septembre 2013. Les caissons actuellement en construction dans le port de Livourne seront soudés au navire à partir de la mi-avril.

Le choix du moyen de transit de l’épave dépendra du port de destination retenu: remorquage pour un port italien, affrètement d’un navire spécialisé du type  Dockwise Vanguard pour une destination plus lointaine.

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