Dernière ligne droite avant la nomination du nouveau Directeur général de l’ENSM.

À une semaine du prochain conseil d’administration de l’ENSM prévu le 26 février 2016, nous sommes en mesure de vous révéler l’heureux lauréat proposé à la signature de Madame la Ministre Ségolène Royal pour prendre la direction générale de l’ENSM.

À la suite d’un processus de sélection pour le moins obscur, puisque seule une poignée des 17 candidats a été auditionnée par le ministère : l’heureux lauréat Patrice Laporte, major de la promotion 1976 à l’Hydro, diplômé DESMM en 1983, passé directement sur les bancs de Supelec sans avoir exercé ses talents à la mer, ingénieur d’affaires, est actuellement chef de service au SHOM à Brest.

Quels sont les compétences, les expériences et les atouts correspondant aux critères retenus par l’Administration, qui ont été pris en compte ? Mystère…

Le respect d’un minimum de déontologie aurait dû prévaloir. Après avoir écarté 4 ou 5 profils non adaptés, l’ensemble des candidats se devrait d’être reçu par le ministère. Les 3 ou 5 candidats retenus se présenteraient ensuite au Conseil d’administration pour y exposer leur vision et leurs idées sur le management de l’ENSM avant que ce même CA puisse donner un vrai avis, et non se contenter d’être une simple chambre d’enregistrement des décisions du ministère.

Il y a très certainement de bonnes idées émises par les candidats au poste de DG de l’ENSM, idées qu’il serait judicieux de retenir dans l’intérêt de l’école, permettant de corriger une feuille de route qui à ce jour apparaît comme caduque. Profiter de la nomination d’un nouveau DG de l’école pour établir un bilan de la réforme de l’enseignement maritime supérieur mise en place depuis 2010, en réorientant en toute objectivité la feuille de route, devrait être la première action à venir du CA.

En absence de transparence, on s’achemine au pire vers un blocage lors du CA du 26 février, au mieux vers un délai supplémentaire pour permettre au nouveau Directeur général d’appréhender tous les défis de cette école, condition sine qua non pour redynamiser l’enseignement maritime français.

top actu ensm juin15

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