Estonia : vingt-cinq ans après, un procès débute en France

Alors que sombrait en 1994 le ferry ESTONIA, navigant entre Tallinn et Stockholm, rescapés et ayants droit de la catastrophe maritime attendent en France une réparation. Une audience a eu lieu ce vendredi 12 avril au Tribunal de Grande Instance de Nanterre : elle oppose les victimes au chantier allemand Meyer (qui avait lancé le navire en 1979) et au Bureau Veritas (société de classification ayant assuré les dernières inspections du navire avant qu’il ne sombre).

Pour rappel, le naufrage de car-ferry de l’armateur Estline constitue l’une des plus grosses catastrophes maritimes en Europe. Alors qu’il naviguait dans une mer Baltique déchaînée, le car-ferry a perdu sa casquette avant : sur ses 989 occupants, l’on déplore 851 victimes. Ce drame a fait l’objet de multiples enquêtes durant ces deux dernières décennies, cependant son explication n’est encore que partielle. Il sert de fait toujours de fer de lance à nombreuses théories complotistes (évoquant notamment un acte de terrorisme vis-à-vis des jeunes États baltes).

Relevage proue Estonia©DR

Le procès devrait durer deux jours, tandis que le Tribunal de Nanterre délibérera d’ici le mois de juillet. Au total, 1116 rescapés et ayants droit prennent part à cette audience au cœur de l’Histoire maritime, qui célébrera tristement cet automne son vingt-cinquième anniversaire.

Source AFP

 

 

Publicité
Publicité