Jacques Maillot revient à la croisière maritime et fluviale.

Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères en accord avec Alain Vidaliès secrétaire d’État aux Transports vient de charger Jacques Maillot, ancien président fondateur de Nouvelles Frontières, d’une mission pour le développement des croisières maritimes et fluviales. Le quai d’Orsay indique que « sur ces deux marchés, la France a une position en deçà de son potentiel, qu’il s’agit de développer fortement ».

Jacques Maillot est le charismatique président fondateur de Nouvelles Frontières, association crée en 1967, qui va devenir en quelques décennies, l’un des acteurs majeurs du tourisme en France, grâce à des coups de génie, des bluffs, des réussites et quelques déconvenues. Il finira par céder son entreprise à l’allemand Preussag en 2001, réalisant un chiffre d’affaires 1,2 milliards d’euros avec plus de 200 points de vente et une compagnie aérienne (Corsair) mais avec un endettement de 260 millions d’euros.

Jacques Maillot n’est pas un inconnu dans le monde de la croisière. En 1994, il crée avec deux partenaires VPM, spécialisé dans la location de catamarans de croisière. En 1997, il se lance dans la croisière en affrétant des paquebots, comme le Princess Danaé ou le Van Gogh. Cette activité sera abandonnée dès 2002 par TUI Preussag, laissant une certaine amertume aux personnels employés par Nouvelles Frontières pour accompagner ces croisières. Le recours à des contrats off-shore via la société de Manning Atlantic Crewing Management pour le personnel alternant l’accompagnement des passagers à bord et des postes au siège de Nouvelles Frontières fut très critiqué à l’époque.

La croissance actuelle du marché de la croisière hexagonale montre que Jacques Maillot a malheureusement eu raison trop tôt. En 2001, il déclarait : « C’est vrai, la croisière en France, ça ne marche pas bien. L’argent qu’on gagne l’hiver, on le perd l’été. On arrêtera le “Van Gogh”, qu’on avait loué pour trois ans, en mai 2002. »

 

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