L’alliance P3 devient P2 : CMA CGM reste à quai ( Source AFP)

La compagnie maritime danoise Maersk Line a annoncé ce jeudi 10 juillet une alliance avec l’armement Italo-Suisse MSC moins d’un mois après le refus des autorités de la concurrence chinoises de l’alliance entre les trois premiers transporteurs de conteneurs regroupés dans le projet P3. Pékin avait rejeté P3  au motif d’un risque d’une « hausse considérable de la concentration du marché », et ce malgré le feu vert des USA et de l’Union Européenne.

Au lieu des 255 navires prévus avec P3, le nouvel accord de partage de navires regroupera 185 navires, 55 % Maersk et 45 % MSC. Maersk espère avoir toutes les autorisations de la concurrence pour que cette alliance soit opérationnelle début 2015.

Ce « mariage forcé » est la réponse des deux leaders mondiaux du transport de conteneurs à la chute du commerce international provoquée par la crise financière de 2008 qui sont contraints de rentabiliser leurs navires avec des taux trop bas sur le marché. Les deux compagnies restent concurrentes, mais vendent des slots qui voyagent chez le partenaire.

Un « mariage à trois », avec trois cultures d’entreprise très différentes, était un challenge impossible, dont on pouvait douter de la pérennité dans le temps. Décidément, le « mariage pour tous » n’est pas très naturel, même dans le maritime.

Quant à la CMA-CGM, elle reste à quai. Est-ce un choix stratégique de sa part ou un désaccord avec les deux autres ex-partenaires ?

Dans l’immédiat, les armateurs allemands louant leurs PC doivent reprendre des couleurs, car l’un des buts de l’alliance P3 était de diminuer le recours aux navires affrétés.

 

 

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