L’avenir des croisières, vu par Didier Arino, Directeur général de Protourisme.

Alors que les chantiers navals de Saint-Nazaire livraient jeudi dernier le paquebot MSC Grandiosa, Didier Arino, le directeur général de Protourisme, cabinet d’études et de stratégie en économie touristique, était interviewé par  Bertrand Pidance de France Bleu Loire Océan, pour donner sa vision des défis à venir pour le marché de la croisière.

MSC GRANDIOSA © Eric HOURI

Selon Didier Arino, le marché de la croisière représente dans le monde 28 millions de croisiéristes par an dont environ 500.000 Français, un qui marché « progresse » et dans lequel on peut observer deux tendances : « la première, ce sont ces bateaux de plus en plus gros et luxueux mais il y en a aussi de plus petits, plus intimistes qui proposent des produits bien plus pointus que les parcours classiques de certains compagnies de croisière qui font la Méditerranée avec toujours les mêmes étapes ».

Didier Arino remarque également que « certains ne veulent plus de ce tourisme de masse » : on observe un rejet du sur-tourisme et de la pollution dans certains territoires. « Quand les bateaux sont au port, ils émettent énormément de CO2 et de particules fines et le grand défi pour le secteur de la croisière, c’est de les rendre beaucoup plus propres avec des solutions techniques qui existent ». Didier Arino voit un dernier défi pour les 30 ans à venir, c’est « l’intégration de ces croisiéristes avec la population locale. Il faut réussir ce défi sinon il y aura un rejet des populations comme on peut le voir à Barcelone ou à Venise »

 

Jacques Nougier

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