L’ENSM vu par le Député Arnaud Leroy

Dans son rapport  sur la compétitivité des services et transports maritimes, le député Arnaud Leroy (PS) donne un cap politique pour l’École Nationale Supérieure Maritime (ENSM).

Voici en intégralité l’annexe 7 traitant de l’ENSM :

« Le retard pris par l’ENSM ces 30 dernières années à tous niveaux (organisation, équipements, pédagogie, notoriété, gestion, recrutement des élèves, immobilier) est tel, qu’il faut maintenant un effort considérable pour la repositionner sur la scène nationale et internationale. Il importe de confirmer la formation maritime française comme une excellence nationale du pays, y compris dans nos outremers.

L’influence maritime d’un pays dépend, en partie, du niveau de formation des acteurs de ce secteur. Dans cet objectif, l’ENSM est appelée à former les futurs cadres du secteur maritime mais aussi paramaritime. Pour relever ce défi, il est nécessaire de proposer des formations de qualité, grâce à des intervenants compétents, des équipements pédagogiques de premier ordre, mais aussi des infrastructures d’accueil de bonne qualité.

L’ENSM doit être le label de la formation maritime française. Il faut redéfinir le rôle de chacun des acteurs, entre l’ENSM (EPSCP), et l’Administration de tutelle et son inspection générale, notamment sur l’organisation pédagogique des cursus.

C’est l’ENSM qui doit mettre en place des partenariats validés par le Ministère chargé des transports en lien plus étroit avec le Ministère chargé de l’enseignement supérieur dans le cadre d’un plan de développement national de la formation maritime initiale et continue.

Le projet d’établissement de l’ENSM prévoit une spécialisation des sites permettant de répondre à la fois à une cohérence pédagogique, et à l’insertion de chacun des sites dans son environnement enseignement supérieur, recherche et industrie. Le choix fait par le Gouvernement de maintenir les quatre sites trouve ainsi sa logique, mais a un coût qu’il lui faut assumer au-delà du programme 205 des Affaires Maritimes.

Il convient de plus impliquer les armateurs français, par leur flotte sous pavillon français ou leur flotte contrôlée, dans la formation des élèves pour les stages d’embarquement, sans exclure des formations en fin de cursus sur navires complètement tiers.

La formation maritime continue doit être à la hauteur de l’enjeu international, faute de quoi les formations partent à l’étranger. L’ENSM doit être le catalyseur du maintien de la compétence maritime en France et dans les pays de culture francophone.

L’ENSM doit aussi pouvoir participer à la formation des officiers militaires de carrière ou de réserve ; si la Défense nationale en a besoin, en formation initiale comme continue.

Le métier d’officier de la Marine marchande devrait faire rêver les lycéens, mais il est méconnu. Les moyens mis en place par la Marine nationale pour le recrutement d’élèves sont sans commune mesure par rapport à ceux de l’ENSM alors que la taille des flottes concernées comme les effectifs alignés sont de même niveau.

L’ENSM doit pouvoir filialiser sa formation continue et assurer sa promotion internationale.

L’ENSM a aussi pour mission de participer à des travaux de recherche. Dans ce cadre, l’établissement doit développer des partenariats avec des partenaires académiques et industriels. Les thèmes des projets, en cours, couvrent les futurs défis de l’industrie française dans le secteur maritime et l’aboutissement de ces projets de recherche permettra un développement de nouvelles technologies. Certains projets industriels, dans le cadre de la « Nouvelle France Industrielle », doivent intégrer, dès le début, l’aspect formation et s’appuyer aussi sur les compétences de l’ENSM (par exemple, le projet industriel sur les navires écologiques) »

Vous pouvez consulter l’intégralité du rapport Leroy en cliquant sur le lien :

http://www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/Rapport_Leroy.pdf#!

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