L’ONG allemande Sea Watch dénonce une manœuvre dangereuse d’un patrouilleur garde-cotes Libyen (vidéo)

Le mercredi 10 mai 2017 un navire de l’ONG allemande Sea Watch, le Sea-Watch 2, qui s’apprêtait à secourir des migrants au large de la Libye a failli être percuter par une vedette des gardes-côtes Libyens. En leur coupant la route, ils souhaitaient appréhender l’embarcation en perdition, où étaient massés près de 500 migrants, dont 277 Marocains, avant que l’ONG ne les prennent en charge.  Sea Watch évoque une intervention « menée n’importe comment et très peu professionnelle ». Les migrants ont été conduits à Tripoli, avant d’être envoyés dans des centres de détention.

« Une ONG, Sea Watch, a tenté de perturber l’opération des gardes-côtes dans les eaux libyennes, , en voulant récupérer les migrants sous prétexte que la Libye n’était pas sûre » a indiqué le porte-parole de la marine libyenne Ayoub Kacem. L’opération a eu lieu à 19 milles marins au large de Sabratha, a-t-il encore précisé.

 

L’ONG Sea Watch considéré que le droit des eaux internationales doit s’appliquer dans la zone située entre 12 et 24 milles, quand il n’y a pas d’infractions comme la pêche sauvage ou la prospection de pétrole. Dans ce cas d’assistance, l’intervention libyenne est illégale.

La tension monte au large des côtes libyennes. L’état-major de l’opération européenne Sophia a annoncé avoir réalisé une première saisie d’armes au large de la Libye. Les marins du navire ravitailleur allemand RHEIN, actuellement intégré à l’EUNAVFOR-MED, lors d’une opération de visite sur l’EL MUKTHAR, un navire battant pavillon libyen, ont découvert à bord différents types d’armes, dont des mitrailleuses, des AK47, des lance-roquettes, grenades de mortier et autres munitions.

Coté italien, la justice s’intéresse aux connections entre les ONG présentes sur zone pour récupérer les migrants, et les groupes mafieux du sud de la botte italienne qui gère ce trafic d’êtres humains.

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