MAERSK se prépare à quitter le pavillon britannique

À l’approche de la sortie du Royaume-Uni de l’UE prévue dans moins de deux mois, Maersk, la plus grande compagnie maritime d’Europe, prépare son adaptation au Brexit.

Selon le syndicat Nautilus International, la compagnie maritime danoise a prévu de retirer ses navires restants du registre des navires du Royaume-Uni et d’arrêter d’accueillir des cadets britanniques. Maersk a également annoncé qu’elle cesserait d’accueillir des cadets d’Afrique du Sud. Dans le cadre des embarquements d’élèves, Maersk va réduire son contingent provenant des Philippines, le plus grand pays du monde en matière d’équipages, tout en augmentant le nombre de cadets provenant de l’Inde et du Danemark.

Le registre des navires du Royaume-Uni est sous pression dans l’incertitude entourant la sortie de la Grande-Bretagne de l’UE – prévue pour le 29 mars. Un certain nombre de compagnies maritimes sont en train d’étudier les différentes options en matière de pavillon. P&O Ferries a récemment choisi de changer le pavillon de six ferries transmanche du Royaume-Uni vers Chypre. D’autres armements majeurs devraient suivre, avec probablement quelques surprises dans le choix de nouveaux pavillons.

En effet, les compagnies analysent les coûts dans leur globalité et non sur chaque poste. Le coût du pavillon est donc dilué dans l’ensemble des dépenses et taxes. En restant sous pavillon britannique, le ratio flotte communautaire sur flotte totale va diminuer, limitant le bénéfice de la taxation au tonnage, un avantage accordé par Bruxelles aux armateurs européens. Les registres maritimes de l’UE vont donc faire la publicité de leurs pavillons pour attirer le maximum de navires quittant la perfide Albion.

Nul doute que le pragmatisme britannique va très vite proposer de nouveaux avantages au pavillon anglais, afin d’éviter une hémorragie de navires.

 

 

Publicité
Publicité