Seatrade 2019 : toute l’industrie de la croisière réunie cette semaine à Miami

Du 8 au 11 avril se tenait à Miami l’édition annuelle du Seatrade. Lancé par le journal maritime du même nom, ce salon regroupe chaque année tous les professionnels du monde de la croisière. Armements, ports, fournisseurs, chantiers, recruteurs… Cette année, plus de 1100 personnes se sont retrouvées pour travailler sur le tourisme maritime et son avenir.

Seatrade, ©Trondheim Havn

Comme chaque fois, le Seatrade fut l’occasion pour les armements d’annoncer leurs derniers investissements. Wartsila par exemple célèbre son soixantième propulseur d’étrave installé sur les paquebots, tandis que le monégasque Silversea dévoilait plus en détails son navire conçu pour les expéditions aux Galapagos (livrable en 2020 par les chantiers néerlandais De Hoop). Parmi les nouvelles qui touchent directement la France, l’on retiendra la confirmation par Celebrity de la commande d’un cinquième navire de la série Edge aux Chantiers de l’Atlantique, pour une livraison en 2024.

Celibrity eclipse

Celibrity Eclipse, ©Jeunemarine.fr

De manière générale, ambiance et conclusions du Seatrade viennent confirmer le développement spectaculaire que suit le secteur de la croisière depuis maintenant une vingtaine d’années. Le salon fut ouvert par une prise de parole des directeurs des quatre groupes leaders de la croisière moderne, c’est-à-dire Carnival (Arnold Donald), Royal Caribbean (Richard Fain), NCL Holdings (Frank Del Rio) et MSC (Pierfransesco Vago). Avec plus de 120 navires livrables au cours de la prochaine décennie, chacun s’attend à une popularisation et une diversification encore plus intenses du secteur. « Nous représentons toujours une industrie mineure » explique Donald, « certaines villes reçoivent elle seules plus de touristes que la croisière elle-même. » Avec seulement 27 millions de passagers cette année, le tourisme maritime représente encore une part très faible du tourisme lui-même, et chacun voit en le développement de la flotte mondiale une occasion de démocratiser un secteur encore méconnu.

 

 

Mathieu Burnel

Publicité
Publicité