Sécurité Maritime: Quelle solution technique proposer après le CONCORDIA?

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L’épave du CONCORDIA étant maintenant en sécurité dans le port de Gènes en attendant d’être démantelée, il est étonnant que plus de deux ans après ce naufrage aucune amélioration concrète dans la conception des paquebots n’ait été proposée par les chantiers navals.

Les seules conséquences pratiques observées à bord des navires à passagers sont une inflation exponentielle des procédures de sécurité mises en place par les armements qui aboutissent à des situations ubuesques où la moindre manœuvre est précédée d’une conférence avec projection d’un « PowerPoint » devant les principaux de l’équipage concernés. Ces procédures « virtuelles » exonèrent l’équipage et indirectement la compagnie en cas d’accident, mais seront toujours aussi inefficaces si le navire n’a pas été conçu pour répondre à toutes les situations envisageables.

Gilbert Fournier, Membre de l’Académie de Marine, Ancien Président de la Chambre Syndicale des Constructeurs de Navires, veut alerter le monde maritime sur ce sujet via le communiqué de presse ci-dessous.

COMMUNIQUÉ DE PRESSE SÉCURITÉ MARITIME
« Depuis cent ans, date du naufrage du TITANIC, une foule de réunions ont été tenues sur la Sécurité Maritime et une montagne de calculs effectués, sans que les mesures prises aient réussi à maintenir un paquebot à flot avec plus de deux compartiments, sur quinze, envahis.
Depuis deux ans, c’est-à-dire la date du naufrage du CONCORDIA, j’ai proposé et fait publier dans trois journaux spécialisés, une modification de structure qui permet de maintenir à flot un paquebot avec quinze, c’est-à-dire la totalité, des compartiments envahis, sans entraîner de surcoût notable à la construction, ni de gêne à l’exploitation.
Il s’agit d’une modification profonde de la  sécurité et non d’une simple amélioration. Il me semble donc très regrettable que les autorités responsables ainsi que les chantiers et les sociétés de classification n’aient pas encore jugé utile d’examiner cette proposition et d’en mesurer l’intérêt.« 

La solution qu’il propose a été présentée dans le numéro 216 de la revue Jeune Marine, que vous pouvez découvrir en cliquant sur le bouton ci dessous.

Article paru dans le JM 216 La sécurité des navires passagers

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