SNCM : Report de la date de clôture de dépôt des offres.

Alors que cinq candidats à la reprise de la SNCM devaient se déclarer le lundi 19 janvier 2015 au Tribunal de Commerce de Marseille, ce dernier a reporté de deux semaines la date de clôture des offres. La nouvelle date limite de dépôt des offres a été fixée au lundi 2 février, à 11 h.
Les administrateurs judiciaires ont justifié ce délai supplémentaire, par la demande de trois autres nouveaux repreneurs qui ont confirmé leur intérêt et demandé ce report.
Avec les quatre offres ou lettres d’intentions déposées hier au Tribunal de Commerce, les juges vont devoir sélectionner le moins mauvais repreneur capable de résoudre la quadrature du cercle ménageant l’ensemble des parties. Un vrai défi.
Ce report va permettre aux trois retardataires d’affiner leurs offres, en ayant connaissance des offres déjà déposées. Cette distorsion de traitement laisse la porte ouverte à un contentieux juridique à venir.
Cependant toutes ces propositions sont soumises à d’importantes conditions suspensives qui restent à lever. En premier lieu, les deux amendes européennes pour un montant de 440 millions d’euros qui bloquent le dossier. Le gouvernement a obtenu également le feu vert de Bruxelles pour une reprise « en plusieurs lots » de la desserte assurée par la SNCM entre la Corse et le continent, dans la cadre d’une délégation de service public renouvelée en 2013 pour une durée de dix ans. C’est uniquement dans ce cadre que Bruxelles pourrait suspendre le remboursement des 440 millions.

Parmi les repreneurs déclarés, le Franco-Tunisien Daniel Berrebi, PDG d’Unishipping et de Baja Ferries qui s’est lancé dès le mois de mai dans la course, prévoit de reprendre entre 750 et 800 employés de la SNCM sur les 1500 CDI actuels. Il fait une offre globale de 100 millions d’euros, scindée en différents lots (chaque ligne vers la Corse plus les lignes du Maghreb). Cette offre, baptisée France Ferries semble la plus avancée. Daniel Berrebi projette une sortie du rouge de la SNCM en 2018.
La seconde offre est pilotée par Christian Garin, ancien Président de Fouquet-Sacop, du port de Marseille et d’Armateurs de France, qui a toujours marqué son intérêt pour la SNCM. Son projet soutenu par des partenaires financiers européens, reprend le plan de sauvetage de l’ancienne direction de la SNCM, avec l’achat de quatre Ropax neufs, mais qui seraient construits en Corée chez Daewoo.
Parmi les autres repreneurs figureraient la compagnie italienne GNV, le grec Epirotiki et le français STEF, spécialiste du transport frigorifique et de logistique, dont la Méridionale est l’une de ses filiales qui connaît parfaitement le dossier.

 

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