Editorial Jeune Marine N°213

Cher lecteur, cher abonné,

La presse papier, dans son ensemble, vit actuellement une période critique : le développement d’internet comme support de l’information met en péril un certain nombre de publications et donne lieu à une véritable réflexion sur l’avenir des journaux et revues.

Pour faire face aux charges croissantes supportées par ces publications, il existe diverses solutions : liquidation judiciaire dans le pire des cas, compression de personnel, restructurations, appel à des annonceurs et soutien financier de ces derniers. Jeune Marine est à mille lieues de la liquidation judiciaire, n’envisage nullement de se séparer de ses bénévoles (surtout pas !) mais, comme vous allez le découvrir dans ce numéro 213, a décidé d’introduire la publicité dans ses pages, à dose homéopathique. En effet, depuis maintenant 2 ans, la maquette de la revue a été modernisée et rendue plus agréable à lire, grâce à la couleur et une mise en page réalisée par une professionnelle. Certains auront pu constater que notre site internet a été complètement repensé depuis le 1er janvier dernier, avec possibilité de paiement en ligne. Le succès de cette option pour de nouveaux abonnés ou des réabonnements nous conforte dans l’idée qu’il fallait évoluer de ce côté-là également. Ces évolutions ont un coût, le comité de rédaction se refusait à augmenter le prix de l’abonnement mais souhaitait sécuriser une situation financière saine mais non exempte de mauvaises surprises (augmentation du prix du papier, des frais d’acheminement…). Il a donc été décidé de faire appel à deux annonceurs impliqués dans le maritime, sans pour autant transformer cette revue en un catalogue publicitaire. Nous tenons à remercier la Compagnie Louis Dreyfus Armateurs S.A.S. et Total Lubmarine qui ont répondu favorablement à notre demande de soutien. Le contenu de la revue ne sera pas globalement affecté par les espaces consacrés à ces annonceurs.

Quant à l’avenir de cette publication, nous en assurons ainsi la pérennité sur le plan financier. Il faut par contre souligner le manque chronique de rédacteurs, seule une poignée de bénévoles jongle avec vie privée et vie professionnelle pour, tous les 2 mois, boucler cette revue. Sachez que nous sommes à la recherche de nouveaux collaborateurs (bénévoles !) pour nous aider à rédiger les brèves de l’Actualité maritime, notre Président et collègue Jean-Pierre Robichon ne pouvant plus à lui seul produire ce « gros pavé » qu’il tient à bout de bras depuis le n° 123 de mars/avril 1996. L’équipe rédactionnelle vient cependant d’accueillir 2 nouvelles recrues : Anne-Cécile Bannier-Matthieu, avocate dans un cabinet d’avocats havrais, spécialisé dans le maritime et Marie-Anne du Boullay, historienne d’art spécialiste de la peinture marine des XVIe et XVIIe siècles aux Pays-Bas. Marie-Anne aborde aujourd’hui le thème des monstres marins dans la peinture ; Anne-Cécile, quant à elle, nous propose un état des lieux et une approche juridique de la piraterie.

Nous avions bien pensé, en cette période de campagne électorale, essayer de questionner les candidat(e)s à la Présidence afin de connaître leur programme en matière de maritime. Nous n’avons pas souhaité vous et nous imposer cet exercice de style qui relève plus d’une partie de poker menteur dans laquelle les promesses eussent été légions. Nous avons préféré revenir sur la problématique de la piraterie qui a fait l’objet de nombreuses conférences, réunions, déclarations et négociations. Nous avons, qui plus est, le plaisir de vous présenter le point de vue sur la piraterie du Commandant Hubert Ardillon, Président de l’Afcan : son avis est d’autant plus pertinent qu’il a été directement confronté à ce problème qu’est devenue la navigation dans les zones infestées de pirates. Qui, mieux qu’un capitaine de navire, peut vous faire ressentir ce que les marins éprouvent lorsque leur navire pénètre dans une zone réputée à haut risque ?

Bonne lecture !

La Rédaction


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