AIDAprima, après le voyage inaugural en Europe du Nord, premier soutage au GNL au Havre (Photos)

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Le mardi 3 mai 2016, le port du Havre accueillait pour son escale inaugurale le dernier paquebot mis en ligne par la filiale allemande Aida Cruises du groupe Carnival, l’AIDAprima tout juste livré par le chantier naval japonais avec une année de retard, du à de nombreux incidents.

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Cette escale comportait une répétition générale de soutage en GNL du paquebot, afin que la compagnie puisse valider ou non les procédures et les compétences mises en place par le port pour ces opérations de chargement à quai.

Dorénavant, l’AIDAprima va effectuer ce soutage partiel par camion chaque mardi lors de son escale hebdomadaire prévue pour la saison estivale. Le navire réalise des croisières de 8 jours au départ de Hambourg vers Southampton, Le Havre, Zeebrugge et Rotterdam.

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Le but de ce soutage en ligne directe est d’alimenter un moteur dual MAK 12M46DF pour la production d’électricité durant l’escale. Le gaz permet d’éviter les rejets d’oxydes de soufre (SOx) et d’azote NOx, tout en réduisant significativement les émissions de CO2. Pour une escale classique au MGO (Marine Gas Oil), les rejets en oxyde de soufre et oxyde d’azote équivalent aux émissions de 11 000 à 21 000 automobiles. L’AIDAprima doit effectuer 52 escales cette saison au Havre, hors grèves portuaires.

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Le mardi 10 mai 2016, l’AIDAprima a donc réalisé le premier soutage au GNL dans un port français.

Le port du Havre communique largement sur le sujet…. sans préciser quel sort sera réservé le mardi 17 mai 2016 à l’AIDAprima en raison de l’appel à la grève de la fédération CGT des ports et docks.

Communiqué de presse d’Haropa

Pour la première fois en France, un paquebot est avitaillé au GNL
Le 10 mai et pour la première fois en France, HAROPA – Port du Havre a vu se réaliser une opération d’alimentation au gaz naturel liquéfié (GNL) d’un paquebot de croisières. En escale au Havre, AIDAprima, produit phare de la ligne de croisière leader de l’Allemagne AIDA Cruises, est en effet le premier paquebot de croisière à disposer de groupes électrogènes à double carburation capables de fonctionner avec du GNL pendant son séjour dans les ports. Le GNL présente l’avantage de ne générer aucune émission atmosphérique d’oxyde de souffre ou de particule fine et de diminuer de 20 à 30% les émissions de CO2. Pour l’escale d’une journée d’un Paquebot tel que l’AIDAprima cela représente une économie équivalente au rejet de 11 000 véhicules diesels. Cette opération constitue une première française puisqu’à ce jour, aucun avitaillement en GNL n’avait encore été opéré dans un port français pour une escale commerciale.
Ce 10 mai à 11 h 25 au Havre, le paquebot AIDAprima a basculé sur une production électrique alimentée par du GNL
depuis le quai. C’est une première en France.

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AIDA Cruises, pionnier dans l’utilisation de GNL.
L’installation de groupes électrogènes à double carburation sur l’AIDAprima (*) est une première dans l’industrie de la croisière. Dans les ports où une évaluation spécifique des risques à été réalisée (Hambourg, Southampton, Le Havre, Rotterdam et Zeebrugge), le paquebot peut ainsi être alimenté en GNL lorsqu’il est amarré à quai. C’est une étape importante dans la réduction des émissions : un navire de croisière moyen passe 40% de son temps dans les ports. En utilisant le GNL, les émissions seront considérablement réduites : les émissions d’oxyde de soufre et de particules de suie seront totalement évitées. Les émissions d’oxyde d’azote seront réduites jusqu’à 80% et les émissions de dioxyde de carbone de 20%.

Ce 10 mai, après avoir finalisé les préparations et les procédures d’autorisation initiales notamment avec les services de la Préfecture de la Seine Maritime, de la DREAL et du SDIS 76 et à l’issue d’un test satisfaisant réalisé au Havre le 3 mai, le port normand a donc été en mesure de procéder dans les meilleures conditions à son approvisionnement, à l’aide de camions de GNL.
Les ports de la Baie de Seine sont à la pointe pour l’élaboration d’un cadre réglementaire pour l’utilisation de carburants alternatifs avec une faible émission de soufre. En mars 2014, ils ont ainsi lancé le projet SAFE SECA sur « le développement de carburants marins alternatifs ». L’objectif de SAFE SECA est de contribuer à la diminution des rejets polluants du transport maritime en proposant des solutions alternatives,
compétitives et fiables, à l’utilisation du fioul-oil pour la propulsion des navires. L’enjeu est important pour les ports du range Manche/Mer du Nord qui concentrent l’essentiel des trafics internationaux ; il est tout à la fois technique, économique et environnemental ; la Baie de Seine est un laboratoire d’études, en avant-garde de cette (r)évolution.
Le projet SAFE SECA a permis de mettre en avant l’avenir du gaz naturel liquéfié et le triple défi qui y est associé: celui des conditions de réalisation des avitaillements dans les ports, celui de la formation des personnels chargés de l’encadrement de ces opérations, et celui de la sécurité. « Notre démarche s’inscrit dans le cadre des politiques européennes, explique Hervé Martel, Directeur Général de HAROPA – Port du Havre ; les solutions que nous proposons répondent aux exigences de la convention internationale Marpol VI pour les zones d’émissions de soufre contrôlées (Seca) mais aussi à la directive européenne sur le déploiement à l’horizon 2025 de stations d’avitaillement en carburants alternatifs. »
La Commission Européenne – qui a financé le projet à hauteur de 50% – considère que les résultats obtenus en Normandie peuvent être utiles à tous les acteurs maritimes et portuaires de l’Union. Le port du Havre est en effet l’un des premiers ports mondiaux en mesures d’autoriser des opérations d’avitaillement en GNL suivant tous les modes (camion/navire, barge/navire, navire/navire). Cette première opération est une illustration de la mobilisation de HAROPA et de sa capacité à travailler pour les défis de demain.

« Nous considérons le GNL comme étant le plus propre des combustibles fossiles! » confie Felix Eichhorn, Président de AIDA Cruises. « Avec AIDAprima, nous sommes la première ligne de croisières au monde à alimenter un paquebot avec du GNL pour son fonctionnement dans les ports, et nous prouvons une fois encore que nous sommes pionniers de l’innovation. Je suis convaincu que notre parcours est également un signal clair pour les ports et les producteurs de GNL pour investir dans les infrastructures nécessaires » poursuit Eichhorn.
Le groupe électrogène à double carburation peut utiliser tous les carburants marins traditionnels ou dans les ports le gaz naturel liquéfié. Le navire peut ainsi fonctionner de façon flexible et indépendante.
Avec le système complet de post-traitement des gaz d’échappement sur l’AIDAprima, les émissions sont encore plus réduites qu’avec les carburants à basses teneur en soufre autorisés. L’utilisation de gaz naturel liquéfié est actuellement la solution la plus respectueuse de l’environnement pour alimenter un navire. Avec cette approche holistique, les émissions sont largement réduites, s’affichant même au-dessous des valeurs de référence spécifiées.
(*) Le paquebot dispose de deux sources de production électrique lorsqu’il séjourne dans les ports et il est le premier navire à passagers au monde à être équipé d’un système à trois étapes pour le post-traitement des gaz d’échappement. Cette technologie de post-traitement des gaz d’échappement permet pour la 1re fois de réduire les particules de suie, d’oxyde d’azote et d’oxyde de soufre de 90 à 99%. De ce fait, AIDAprima est le premier navire au monde doté de tous les types de technologies embarquées existantes pour réduire les émissions. Son design saisissant, sa proue perpendiculaire et ses lignes de coque optimisées assurent une meilleure hydrodynamique.

AIDA Cruises  emploie près de 8 000 salariés dans 40 pays ; 7 000 d’entre eux travaillent à bord et 1 000 sont basés aux sièges de l’entreprise à Rostock et Hambourg. AIDA exploite et commercialise l’une des flottes mondiales les plus à la pointe de la technologie et respectueuses de l’environnement avec 11 paquebots de croisière.  D’ici 2020, la flotte AIDA sera étendue à 14 paquebots.
AIDA Cruises

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