EDITORIAL Jeune Marine 247

Sur les cinq numéros publiés par JEUNE MARINE en 2018, quatre ont fait l’objet d’un dossier spécial lié au contexte maritime : navigation polaire, carburants marins et transition énergétique, innovation dans le maritime et enfin navire autonome. Le sommaire de ce premier numéro de l’année 2019 se veut plus traditionnel, l’énergie qu’il faut déployer pour réaliser un numéro « spécial » ayant été consacrée en fin d’année à des travaux de rangement de nos stocks de vieilles revues, de classement, d’archivage, pour faire numériser par une entreprise spécialisée l’ensemble de nos archives, depuis les premiers numéros ronéotypés de 1943 jusqu’à ce jour. Quoi qu’il puisse advenir de funeste, incendie ou inondation de notre local de stockage, l’histoire de la revue est sauvegardée et tient sur deux petits disques compacts. Chaque page de chaque revue a été numérisée, celles de nos premiers numéros, très délicates, ont été l’objet de soins particuliers.

Nous ne sommes malheureusement pas en possession des premiers bulletins mensuels ronéotypés et publiés à l’École de Navigation de Marseille dès 1941 : amoureux des vieux papiers, fouineurs des marchés du livre, sachez que notre Rédaction est à la recherche de ces pages. De même que nous aimerions retrouver les bulletins diffusés en 1942 aux autres écoles de navigation « afin d’établir entre les élèves une liaison », rendue difficile par le partage de la France en deux zones.

Le premier bulletin appelé Jeune Marine remonte à avril 1943, « édité par un Groupe d’Hydros, 49, rue de la Paix – Marseille » ; un an plus tard, le bulletin, toujours ronéotypé, s’appelle JEUNE MARINE MARCHANDE, bulletin de liaison entre les écoles de navigation et les jeunes officiers. Quelques mois plus tard, en octobre 1944, apparaît le premier numéro imprimé JEUNE MARINE, sous-titré Bulletin de liaison des jeunes officiers de la marine marchande. Nous y découvrons en dernière page l’ancêtre de nos listes des Etats-majors sous la forme d’une Chronique des jeunes officiers qui donne des nouvelles de quelques collègues, dans un contexte difficile où certains tentent d’échapper au STO. L’Histoire de notre pays et de notre marmar revécue en feuilletant les pages numérisées de JEUNE MARINE, de 1943 à ce jour !

Cette numérisation de toutes nos revues permettra de répondre plus rapidement à certaines demandes de lecteurs, souvent très ciblées et génératrices, jusqu’alors, de recherches chronophages. Le soutien financier de nos fidèles annonceurs aura permis de réaliser ce gros travail, qu’ils soient grandement remerciés !

Notre association a traversé bien des tempêtes, avec parfois des problèmes de trésorerie dus à des coûts de production supérieurs aux fonds disponibles, ou alors, d’une manière récurrente, par manque de bénévoles pour faire naviguer le navire JEUNE MARINE en toute quiétude. L’équipage de notre navire n’a pas échappé aux réductions d’effectifs et l’état-major, qui espère toujours une relève prochaine, est fort heureusement bien soutenu par un large éventail de chroniqueuses et chroniqueurs qui répondent présent avant chaque bouclage. Notre organisation ne serait-elle pas une espèce de prototype de navire autonome ? Je défaille…

Bonne lecture !

                                                                                                            Jacques Mével

 

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