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Trois élèves de l’hydro lancent une antenne de Wings of the Oceans au Havre

Par Mathieu BURNEL

Fondée en 2018 par deux anciens de Sea Shepherd, l’association Wings of the Oceans vise à dépolluer les rivages tout en sensibilisant le grand public à l’enjeu climatique.

« L’association arme son trois-mâts, le Kraken, avec lequel elle va de port en port pour dépolluer et pour sensibiliser le grand public » nous explique Maxime Fouillit, élève en deuxième année OCQPI. « Les dépollutions à terre comme faites ce jour, c’est un peu l’activité secondaire, mais cela se développe de plus en plus. » Marie Herenguel, Pauline Roussel (toutes deux en première année) et lui viennent d’organiser la première action de l’association au Havre. « À l’ENSM, nous sommes trois à faire partie de l’association. En ce qui me concerne, dès que je suis arrivé à l’école, j’ai voulu embarquer avec eux. Nous avons décidé de créer une antenne ici au Havre. »

En cours d’après-midi au port de plaisance havrais © Mathieu BURNEL

Pour cette première action, les trois élèves officiers se sont appuyés sur le Bural et l’enthousiasme de leurs camarades de l’hydro havraise. Ils étaient nombreux en début d’après-midi réunis sur le port de plaisance, pour un nettoyage de fond en comble !

« On a voulu commencer avec un endroit disons original, qui allait intriguer les gens » nous explique Maxime. La communication a été menée au Havre dans tous les réseaux étudiants, mais pas seulement. « Wings of the Oceans a créé un événement sur Facebook, on a collé des affiches un peu partout. Pauline a prévenu les radios et les télévisions locales. Le Bural a partagé l’évènement sur les réseaux et l’a relayé au sein de la Fed’LH, vers les étudiants du Havre. »

Les trois organisateurs saluent le soutien de la Mairie du Havre, qui a fourni sacs et gants aux participants et qui a collecté les déchets récupérés.

Une équipe de ramasseurs pose devant le filet qu’elle a dégagé (environ 250 kg) © Mathieu BURNEL

Le succès fut au rendez-vous : « Il y a eu pas mal de monde, plein d’élèves déjà ! De toutes les
années, de toutes les formations » nous décrit Nils Fablet, Grand Mât de l’école havraise.
« Plusieurs d’entre nous étions partants : ça fait du bien à la nature » nous explique un groupe d’élèves avant d’ajouter : « La pollution ne prend pas de pause, nous non plus ! »

Pas que des élèves d’ailleurs : « c’est la première fois que je participe à un ramassage. Je voulais le faire depuis longtemps, mais c’est souvent en semaine… je ne pouvais pas avec le travail. Là j’ai vu l’événement sur les réseaux sociaux : samedi après-midi, je tente ! » explique une des participantes « c’est super ! Et vraiment de tous âges ! Je ne pensais pas qu’il y avait tant de débris, de petits morceaux… je m’attendais à ramasser des bouteilles, des objets compacts… mais là ! Et il y en a tellement ! » « À côté des gens de l’école, il y a eu pas mal de familles : d’ailleurs sur les réseaux, beaucoup de monde nous a contactés » décrit Maxime.

Marie, Pauline et Maxime saluent un groupe important et motivé, dépassant les soixante-dix
personnes au plus fort de l’après-midi. « Les gens sont contents, ils ne voient pas ce genre d’opérations tous les jours ! »

 

Les derniers présents posent devant littéralement la montagne de détritus récupérés © Mathieu BURNEL

Et même si l’endroit n’accueille pas souvent ce type d’opérations, on a pu voir qu’il le méritait
largement… En tout, ce sont ainsi plus de 475 kg de déchets qui ont été récupérés dans le port de plaisance havrais : parmi eux, un filet de pêche (ci-dessus) pris dans la vase, qui pèse à lui seul plus de 200 kg.

Ce ramassage fin mars n’est qu’une première action d’une structure qui en proposera désormais régulièrement. « L’objectif, c’est d’organiser ça tous les deux mois » explique Maxime. « À voir selon nos embarquements, mais c’est le projet, à différents endroits, avec une communication similaire. » Le Bural tiendra son rôle également : « ce sera difficile pour l’équipe de participer à tous les ramassages tous les deux mois, par contre on pourra être en lien avec les autres associations et servir de relais » analyse Nils. « La mairie nous l’a dit elle-même : c’est avec plaisir qu’elle nous assistera encore » explique Maxime.

 

Mathieu BURNEL

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