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Une journée à bord du CMA CGM Notre-Dame avec Klervi MENEC

À la veille de son baptême au Havre, Jeune Marine a eu le plaisir de monter à bord du CMA CGM Notre-Dame, dernier-né de la flotte française de CMA CGM. Avec ses 400 mètres de long et plus de 24 000 EVP de capacité, difficile de passer à côté ! Guidés par Klervi MENEC, officier mécanicien, nous sommes partis à la découverte de ce nouveau géant, de la passerelle jusqu’à la salle des machines. 

400 mètres, mais toujours plus de boîtes

Construit en Chine, le CMA CGM Notre-Dame est le premier d’une série de dix navires. Ses dimensions donnent le ton : 400 mètres de long, 62 mètres de large et jusqu’à 16,50 mètres de tirant d’eau.

Si les dimensions restent proches de celles de la génération précédente, la capacité augmente : on passe d’environ 23 000 à plus de 24 000 EVP. Chaque espace est optimisé, avec notamment l’ajout d’une baie de conteneurs à l’avant.

Autre nouveauté : son fameux « casque », installé dès la construction. Sur les précédentes unités, cet équipement était ajouté lors des arrêts techniques. Ici, le Notre-Dame sort directement du chantier avec.

Du GNL dans les soutes

Côté propulsion, pas de révolution dans l’architecture : un moteur deux-temps, une ligne d’arbre et une hélice de 10,50 mètres. Du robuste, du connu, mais avec un combustible différent.

Le Notre-Dame fonctionne principalement au gaz naturel liquéfié (GNL). Plus de 18 000 m³ peuvent être stockés à environ –163 °C dans une cuve à membrane Mark III. Le gaz est ensuite vaporisé et réchauffé avant d’être envoyé vers les moteurs.

De quoi assurer une rotation complète sur la ligne entre l’Europe du Nord et l’Asie, soit un peu plus de 100 jours, avec un seul soutage. Du diesel reste toutefois nécessaire dans certaines situations, notamment lors des phases où le moteur fonctionne à faible charge.

Descente à la machine

Quelques ponts plus bas, changement d’échelle. Au cœur de la salle des machines trône le moteur principal : dix cylindres et environ 25 mètres de long, répartis sur plusieurs niveaux.

Pour l’électricité du bord, quatre groupes alternateurs prennent le relais. Leur fonctionnement s’adapte automatiquement à la demande, notamment au nombre de conteneurs frigorifiques branchés.

La machine est largement automatisée et fonctionne sans présence permanente pendant certaines périodes, notamment la nuit. Les mécaniciens travaillent principalement à la journée, avec un système d’astreinte.

Et pour rejoindre la machine depuis les emménagements ? Il faut marcher ! Sur certaines coursives, près de 200 mètres séparent encore l’équipage de son lieu de travail. À bord d’un 400 mètres, les trajets quotidiens prennent une autre dimension.

Une trentaine de marins pour faire tourner le géant

Malgré ses dimensions, le Notre-Dame naviguera en exploitation normale avec une trentaine de marins, dont une douzaine d’officiers.

Parmi eux, Klervi, issue du cursus polyvalent de l’ENSM entre Marseille et Le Havre. Aujourd’hui officier mécanicien, elle a également navigué comme lieutenant passerelle et lieutenant sécurité. Elle a rejoint le Notre-Dame à Singapour pour ses premières rotations, durant lesquelles des officiers supplémentaires renforcent l’équipage, le temps de prendre en main le navire.

Pour la suite ? Pourquoi pas chef mécanicien ou commandant. Les embarquements, désormais généralement compris entre 60 et 90 jours, permettent aussi de mieux concilier navigation et vie à terre.

On finit presque par s’y habituer

400 mètres de long, une hélice de plus de dix mètres, des milliers de conteneurs et une salle des machines sur plusieurs étages : vu de terre, le CMA CGM Notre-Dame semble démesuré.

À bord pourtant, Klervi nous le confie : on finit par s’habituer au gigantisme.

Il suffit d’une visite comme celle-ci pour reprendre la mesure des choses. Derrière les 24 000 EVP et les 400 mètres de coque, une trentaine de marins suffisent aujourd’hui à faire naviguer l’un des plus grands porte-conteneurs sous pavillon français.

Et pour les neuf sister-ships qui doivent encore rejoindre la flotte, il faudra aussi des marins. La relève est prévenue !

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A propos de la vidéo :

Vidéos : Gonzalo CACERES – Aymeric AVISSE

Son : Gonzalo CACERES – Aymeric AVISSE

Montage et Design graphique : Gonzalo CACERES, GC Design Studio

© Jeunemarine.fr

 

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