Le 16 février dernier, nous suivions la dispersion d’objets de marine dans le cadre d’une vente d’objets d’art à la salle des ventes de Rennes Enchères Bretagne. Monsieur Philippe Neveu apportait son expertise pour les lots de marine, dont nous avons retenu les descriptions. Nous avons noté les enchères suivantes (prix donnés au marteau) :
3900€, une maquette de bateau civil à vapeur vive et étrave verticale (L. 60 cm). Figure de proue en laiton représentant un griffon ailé, emblème du fabricant RADIGUET. Moteur oscillant (non testé), chaudière horizontale avec sifflet, dôme à soupape et manette de marche arrêt. Coque en zinc, peinte en bronze minium et noir. Pont plat d’un seul tenant en acajou. Deux mâts en bois, porte-haubans en laiton en saillie sur la muraille de coque. Coursive avant d’aération bordée par une frise ouvragée en laiton doré. Bastingage à chandeliers. Rail de réglage d’angle de barre franche en laiton. Manches à air en laiton. Hélice trois pales. Circa 1895.

2400€, une belle maquette de chantier d’un caboteur, fret et passagers, desservant les côtes africaines. Coque peu profonde, deux moteurs, deux hélices pour pouvoir naviguer dans les hauts fonds des deltas et fleuves. Maquette professionnelle excessivement détaillée et très finement réalisée. Coque L.73 cm. Vitrine de présentation contemporaine : 42,5 x 85,5 x 30,5 cm. Note : la SICCNA disposait de son propre atelier de maquette qui était à l’époque dirigé par Monsieur Laurent.

1800€, une grande huile sur toile (65 x 100) signée Etienne Blandin (1903-1991) Vaisseau tout dessus par vent arrière. Sur une mer formée, le navire fait route, sabords fermés, le pavillon blanc de la marine royale bat à sa poupe. Pavillon de Dunkerque en bout de mât de perroquet.

1550€, un cuirassé à éperon de marque BING (L. 63 cm), circa 1903, restauré. Modèle à trois cheminées, six tourelles Barbette, deux canots de sauvetage, équipé d’un moteur oscillant à vapeur, entraînant une hélice à quatre pales. On retrouve l’écusson métallique à agrafes de la marque BING sur le pont supérieur entre deux des cheminées.

1500€, un chronomètre de marine, « Model 22 » produit en 1943 pour l’US NAVY à Lancaster, Pennsylvania. Cadran marqué « HAMILTON – LANCASTER PA USA », Heures en chiffres arabes, compteur des secondes à 6h et indicateur de la réserve de marche sur 49 heures. Le chronomètre est monté à la cardan et possède son système de blocage à verrouiller lors des déplacements. Le mouvement est enfermé dans un tambour, cache-poussière, en laiton. Le coffret (15 x 15,5 x 14,8) est à trois niveaux ; sur la face avant est fixée la plaque de fabricant « HAMILTON WATCH CO ».

1000€, un bateau-jouet de 20 pouces exécuté par John ALEXANDER dans les années 30, modèle « Heather Elf » (L.51 cm, H. 85 cm). Coque et pont en bois vernis. Plaque en ivoirine sur le pont portant le nom du modèle « Heather Elf ». Mât et bôme (refaits) en bois, bôme de foc en aluminium. Fabrication typique et unique propre aux voiliers ALEXANDER : la coque est réalisée par assemblage de planches de bois verticales (et non horizontales) collées les unes aux autres puis sculptées. Quille profonde à retours de galbord. Lest en plomb à la forme. Gréement de sloop. Ber typique des voiliers ALEXANDER. Rare coffret en carton d’origine.
Note de l’expert :
Ce qui est dit de John ALEXANDER par les collectionneurs :
« Sans aucun doute, les plus beaux yachts de bassin produits en série jamais fabriqués ont été ceux d’Alexander of Preston. Fondés par John Alexander de Dunoon en Ecosse, ces yachts sont désormais vendus aux prix les plus élevés. Dans sa jeunesse, John Alexander a travaillé pour le célèbre chantier naval Fairlie de William Fife en tant que modéliste, perfectionnant ses compétences d’artisan artiste dans le bois et le métal. Au cours de 1907, la règle internationale a vu le jour avec la construction de nombreux yachts raffinés selon la règle au chantier Fairlie, notamment le « White Heather ». C’est ici que John a appris à pleinement comprendre et apprécier la règle internationale qui a donné naissance à certains des plus beaux yachts jamais construits… »
9 maquettes signées John Alexander ont été dispersées au cours de cette vente, avec des enchères allant de 600 à 1000€.

800€, une belle gouache (35,5 x 45,5) d’un Grand yacht sous voiles bâbord amures signée Eugène Grandin (1833-1919), datée de 1889, située au Havre.

260€, une horloge de sous-marin russe des années 50. Boîtier en aluminium massif, mécanisme avec sa clef (Ø. 20.5 cm).

Quelques résultats enregistrés le 15/02 à Lille lors d’une « vente d’art classique » chez Mercier.
4100€, une paire de globe terrestre et globe céleste, signée J&W CARY, Londres, 1816. Piètements balustre en bois noirci (l’un des deux restauré, petits accidents et manques) (H. 37 ; Ø. 32).

3900€, une grande huile sur panneau de chêne parqueté (77 x 123) attribuée à Adam Silo (1674-1760), Navires hollandais près d’un estuaire.

3500€, un globe terrestre signé Delamarche daté de 1834 et une sphère armillaire en pendant, bases en bois noirci, accidents et manques (H. 44 ; Ø.26).

2300€, une sphère armillaire aux signes du zodiaque, en bois, sur piètement en bois tourné noirci. XIXe. Manques et accidents (H. 39 ; Ø.25).

650€, une grande maquette de trois-mâts en bois polychrome richement détaillée, avec coque bardée de cuivre, petits accidents et manques (L.195 ; H.145).

Le 17 mars à Toulouse, la société de ventes Marambat-de Malafosse tirait 1700€ de la deuxième édition d’un bel atlas de Pierre Fouquet Jr, NIEUWE ATLAS, van de voornaamste gebouwen en gezigten der stad Amsterdam met derzelver beknopte beschrijvingen. Amsterdam, Maaskamp, 1805. Volume in-folio ½ veau fauve, contenant un plan à double-page et 102 planches à double-page gravées sur cuivre de vues de la ville d’Amsterdam, toutes montées sur onglets. Reliure usagée mais planches très fraîches et sans rousseurs.

Le 25/03, vente à Drouot de Dessins, tableaux, mobilier et objets d’art, sous le marteau de Thierry de Maigret. Nous y avons repéré quelques lots pouvant intéresser les amateurs de marine :
6240€, une maquette du XIXe siècle représentant un trois-mâts de la Royale à triple pont de canons, présentée sous vitrine (H.36).

3640€, une huile sur toile (32 x 47) signée John LYNN (actif entre 1826 et 1869) Voilier dans la baie, datée 1850.

3250€, un diorama en bois sculpté représentant une scène de port en perspective animée de nombreux navires marchands ou vaisseau et barques ; en arrière-plan un édifice à clocheton, trois moulins…il est présenté dans une vitrine à moulure en bois noirci. Travail probablement flamand du XVIIIe siècle (L.41 ; H.31).

2860€, une œuvre d’Ambroise Louis GARNERAY (1783-1857), « Le combat des vaisseaux Jupiter et La Preneuse en 1799, au large du Natal », crayon noir, aquarelle, plume et encre grise (12,5 x 18,2).

1300€, un globe terrestre signé Maison Delamarche, présenté sur un piédouche mouluré en bois noirci, XIXe siècle (Accidents) (H.48).

975€, Une paire de gouaches (13 x 22) attribuées à Louis Ambroise GARNERAY (1783-1857) : Le port de Santa Cruz et Navires français devant l’île d’Elbe.

910€, un cadran solaire en laiton doré et argent gravé XVIIIe siècle (Ø.19,5)

390€, une gouache (31 x 50) monogrammée Jean Gérôme BEAUGEAN (1764-1819), datée de 1789, avec un bandeau Vaisseau français de 80 canons La Panne faisant signal à la division.

Clap de fin avec un détour par Vannes le 28 mars dernier pour une vente de tableaux intitulée Bretagne mon amour !, étude Ruellan. Le lot n°50 suscitait quelque interrogation : peint ou non par Marin Marie ? La signature en bas à gauche suscitait le doute ! Dans le doute, malgré une fourchette d’estimations de 3 à 5000€, les enchérisseurs ont fait une pause à 2400€ pour une aquarelle avec rehauts de gouache (48 x 68) intitulée Le chargement. Bel achat si véritable Marin Marie !




