Cette rencontre réunissait :
- Xavier JAMOT : Adjoint « Action de l’Etat en mer » auprès du sous-chef d’état-major « opérations aéronavales »
- Jean-Marc ROUE : Président de Brittany Ferries & ancien Président d’Armateurs de France
- Dominique CAILLE : Directeur Général – Les Abeilles International
- Anne LE GREGEOIS : Adjointe au chef de service – Service Des Flottes Et Des Marins – DGAMPA
- Emeric FAURE : Chef du guichet unique du RIF
En ouverture, Aymeric AVISSE a rappelé la volonté de « donner une image différente du monde maritime, celle des praticiens et des passionnés », en réunissant étudiants, armateurs, marins, industriels et institutions autour d’une vision commune tournée vers « un océan des possibles ».
Le directeur général de l’École Nationale Supérieure Maritime, François LAMBERT, a insisté sur trois axes majeurs : « innover, rayonner et rassembler ». Il a notamment souligné l’importance du rapprochement entre Marine nationale et marine marchande : « Cette dualité a vécu », affirmant que la complémentarité des marines est désormais « fondamentale et indispensable ».
En introduction des débats, le contre-amiral Pierre RIALLAND a particulièrement marqué les échanges en soulignant que cette rencontre était « l’expression de la vitalité de la réflexion stratégique » mais aussi celle de « la complexité de ce qu’est le maritime ».
Rappelant le caractère interministériel des enjeux maritimes, il a expliqué que l’action de l’État mobilisait aujourd’hui « sept ministères » et une multitude d’acteurs publics et privés. Il a également évoqué la préparation, avec Nathalie MERCIER-PERRIN, du sixième Comité interministériel de la mer, illustrant la nécessité permanente de coordination entre tous les acteurs de la filière.
Pour le secrétaire général adjoint de la Mer, « la mer, c’est une très grande diversité, une complexité, et pour autant il n’y a qu’une seule mer ». Une formule forte qui résume l’esprit de cette table ronde, consacrée à la coopération entre Marine nationale, marine marchande, armateurs, industriels et institutions afin de renforcer la souveraineté maritime française.
Les échanges avec Jean-Marc ROUE ont ensuite donné une tonalité particulièrement concrète au débat. L’armateur a rappelé avec force que, « même si nous sommes en compétition, nous sommes en danger », insistant sur la nécessité pour les acteurs français du maritime de défendre collectivement leurs capacités opérationnelles face aux bouleversements géopolitiques et économiques actuels.
Il a également souligné que le soutien à la flotte de commerce passait avant tout par le soutien à l’emploi des navigants français, un enjeu qu’il juge « essentiel pour les armateurs ». Au-delà de la seule compétitivité économique, Jean-Marc ROUE a insisté sur la question de la souveraineté : disposer d’une flotte opérationnelle, qu’elle soit civile ou militaire, demeure selon lui une condition indispensable à l’indépendance stratégique française.
Au fil des échanges, les intervenants ont abordé les enjeux de résilience logistique, de mobilisation des navires civils et de coopération entre marins civils et militaires dans un contexte international marqué par le retour des tensions géopolitiques.



