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Plastic Odyssey choisit Dunkerque pour le retrofit de son navire d’expédition

Plastic Odyssey choisit Dunkerque pour le retrofit de son navire d’expédition.

 

Le dimanche 28 juin, le navire d’expédition Plastic Odyssey a fait un saut de puce de Boulogne sur mer à Dunkerque afin de rejoindre les chantiers Damen pour un important chantier de remise à niveau du navire âgé de 50 ans avec lequel  la jeune équipe emmenée par Simon Bernard souhaite partir autour du monde en quête de solutions pour protéger l’Océan.

 

Le navire orange de 40 mètres était amarré dans le Bassin Napoléon à Boulogne-sur-Mer, depuis le mois d’octobre 2019, où des travaux d’aménagement avaient été entrepris. Le bateau devait partir pour Concarneau chez Piriou, mais la découverte fortuite d’amiante à bord et la pandémie du COVID-19 ont entraîné le choix d’une destination proche et flexible.

Au programme : monter un nouveau pont à l’arrière, remettre à neuf les imperfections liées à l’âge du navire (50 ans), et réaménager entièrement l’intérieur pour accueillir les 20 membres du projet qui embarqueront dès la fin de l’année.

 

“ Nous avons prévu de terminer le chantier fin octobre et de faire les derniers préparatifs avant d’acheminer le bateau vers Marseille. L’IUCN qui devait se tenir en juin est repoussé à janvier et nous ne voulons pas rater cet événement unique. Le départ sera donné fin janvier, depuis Marseille pour les trois premières escales. “ Explique Alexandre Dechelotte, CCO de Plastic Odyssey.

 

“Nous avons acheté le bateau avec un certificat “Abestos Free”, nous étions persuadés qu’aucun matériaux présent à bord ne pouvait en contenir. Nous avons été bouleversés par la découverte et avons dû faire face à cette période très délicate. C’était un coup dur pour tout le monde, mais nous sortons enfin la tête de l’eau.” Raconte Simon Bernard, CEO.

 

Si dans la plupart des espaces, l’amiante était encapsulée et ne présentait pas de risque immédiat, l’équipe a fait le choix, contraint par la réglementation, de désamianter le navire au maximum. Une décision importante qui a un coût : une fois déconstruits, les emménagements seront refaits à neuf à l’intérieur, et cela vient s’ajouter aux travaux extérieurs importants prévus à l’origine. Une dépense dont se serait bien passée l’équipe en ces temps de crise : “ Nous avons traversé une période difficile, la découverte d’amiante a été suivie par la fermeture de tous les chantiers et un retard qui s’accumulait. Heureusement, la première partie du désamiantage a pu se faire en parallèle du confinement. Aujourd’hui le navire est prêt à prendre la mer pour finir sa transformation. “ détaille Simon Bernard.

 

Alors que la jeune start-up s’est appuyée sur l’aide et l’expérience d’un autre très jeune armateur, Latitude Polaire, Plastic Odyssey vient de signer un partenariat avec VShips France pour assurer la gestion du navire. L’expérience de l’armateur nantais profite au projet et permettra d’achever les travaux dans les meilleures conditions.

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